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Exercices de deuil

Titre Exercices de deuil
Auteur Arnaud Cathrine
Editeur Verticales
Année 2004
Format poche
ISBN 9782843351563
Rubrique Livres en français / Littérature & fiction / Littérature française
Résumé Arnaud Cathrine est né en 1973. Auteur d'un premier roman très remarqué, Les Yeux secs en 1998, il a fait paraître depuis : L'Invention du père, 1999 ; La Route de Midland, 2001 ; Les vies de Luka, 2002. Il a également publié dans la collection Médium à l'École des Loisirs plusieurs ouvrages pour les adolescents dont Mon démon s'appelle Martin ou Je suis un garçon, 2000. Exercices de deuil est son cinquième titre chez Verticales. Lauréat en 2001 de la Fondation Hachette 2001, Arnaud Cathrine anime plusieurs ateliers d'écriture. Arnaud Cathrine et le comédien Eric Caravaca ont écrit ensemble l'adaptation cinématographique de La Route de Midland. Le tournage est prévu au mois d'octobre 2004, il s'agit là, comme réalisateur, du premier film d'Eric Caravaca. Deux villes hantées, deux récits siamois. D'abord Berlin. Potsdamer Platz. Aujourd'hui. Kaspar est comédien. Il s'adresse à Roman, son meilleur ami, qui a quitté Berlin après un violent conflit avec son père, lequel désapprouvait les choix artistiques de son fils. Portrait d'un Berlin déserté, un Berlin qui a mué, où Kaspar se sent étranger lui aussi, avec pour seule présence ce fantôme dont il voudrait se libérer. Et puis. Philadelphie. L'Âge de raison. De nos jours. Andrew est un jeune garçon en rupture avec son environnement, du système universitaire jusqu'aux valeurs américaines incarnées par ses parents, ses frères, ce bonheur obligatoire qui doit en passer par la réussite sociale. Il quitte Kathryn avec qui il habitait et se réfugie chez Devin et Graham. Que faire quand on n'est plus que de la colère, arme blanche et impuissante. Que faire, surtout, quand on n'a que la liberté de devenir soi-même mais que l'on se sent étranger chez soi. Deux récits en miroir pour cet Exercice de deuil au pluriel. Un miroir déformant où se mirent l'étrangeté à soi-même, l'isolement dans la ville - son indifférence -, les abris que l'on perd, ceux que l'on réinvente en attendant de savoir quoi faire de soi et quel chemin sera le nôtre. Deux récits qui s'exercent à l'idée du deuil, du départ, de la fuite, de l'abandon avec cette idée chère à L.F. Céline qui affirmait que vivre seul, c'est s'entraîner à la mort. L'âge de raison n'existe pas. Tout au plus ressemble-t-il à une ligne d'horizon que l'on s'invente en l'absence de guide. On s'efforce de suivre cet improbable territoire qu'une main sévère tient à distance de nous. On avance à l'aveugle, tantôt confiant, tantôt découragé de constater que le voyage d'éternise. Ce faisant, on se côtoie, on apprend à s'apprivoiser, à se connaître un peu plus. Jusqu'au jour où l'on tombe sur soi-même. L'âge de raison n'existe pas. Tout au plus peut-on espérer être un jour moins étranger à ce monde.
Où ? La Marge
Prix 2,30€
Etat Très bon
Réf interne 10610