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L'histoire de Chicago May

Titre L'histoire de Chicago May
Auteur Nuala O'Faolain
Editeur Sabine Wespieser éditeur
Année 2006
Format broché
ISBN 9782848050430
Rubrique Livres en français / Littérature & fiction
Résumé L'HISTOIRE DE CHICAGO MAY. Nuala O'Faolain s'empare du destin d'une jeune Irlandaise pauvre qui, en 1890, s'est enfuie de chez elle pour devenir une criminelle célèbre en Amérique sous le nom de «Chicago May». L'amour, le crime et un destin exceptionnel de femme au tournant du XXe siècle : tous les ingrédients du romanesque sont réunis. Tour à tour braqueuse, prostituée, arnaqueuse, voleuse et danseuse de revue musicale, May avait une beauté magnétique qui tournait la tête des hommes. Ses aventures la conduisirent du Nebraska, où elle côtoya les frères Dalton, à Philadelphie, où elle mourut en 1929, en passant par Chicago, New York, Le Caire, Londres et Paris, où elle fut jugée pour le braquage de l'agence American Express. Elle vécut sur un grand pied, fit de la prison, et écrivit même, dans le genre convenu des mémoires de criminels, l'aventure de sa vie. Partant de ce matériau, Nuala O'Faolain mène une enquête trépidante, tentant de saisir les motivations de cette énigmatique soeur d'Irlande, elle aussi exilée aux États-Unis. Car cette héroïne romanesque et sentimentale a payé au prix fort l'indépendance qu'elle a conquise contre les normes sociales. Ici l'écrivain nourrit de sa propre expérience une émouvante réflexion sur la quête d'une femme qui a décidé de sortir des sentiers battus, choisissant l'aventure et assumant la solitude. Née en Irlande dans les années quarante, Nuala O'Faolain est désormais un auteur internationalement reconnu. Elle partage son temps entre l'Irlande et New York. En France, ses livres sont publiés par Sabine Wespieser éditeur. Extrait du livre: Extrait du prologue : Lorsque j'étais productrice pour la télévision irlandaise, j'ai réalisé une série intitulée Plain Tales dans laquelle des femmes âgées regardaient la caméra et racontaient l'histoire de leur vie, sans interruption. Au montage, on avait inséré leurs propres instantanés naïfs, des petites photos passées de gros bébés et de filles en manteaux démodés qui gambadaient bras dessus, bras dessous dans les rues floues. Je les avais persuadées de parler - en partie pour moi-même, qui ne m'étais jamais sentie inscrite dans une communauté féminine par ma mère solitaire, et en partie pour ces millions de femmes entassées dans les cimetières, qui auraient aussi bien pu n'être pas nées tant on en sait peu d'elles. Des millions d'hommes meurent inconnus eux aussi, mais ils ont eu, au moins une fois, un auditoire dans une taverne ou bien sur la place d'un marché. Ce qu'ils étaient avait une certaine importance pour le monde. Je ne serais pas partie sur les traces de May si elle avait écrit l'histoire de sa vie dans sa jeunesse. N'étant plus jeune moi-même, je vois la rétrospection comme la seule source de connaissance valable pour chacun de nous. Je ne serais pas non plus partie si May avait vécu à une de ces époques que j'imagine avec peine - au milieu des chiens et des peaux de mouton dans une tour médiévale, ou portant des mouches sur son visage poudré au XVIIIe siècle. Mais elle a couru vers sa vie d'adulte juste au moment où le passé laisse place à notre présent. Chez Proust, le plus important est dévoilé, au début du dernier mouvement, quand le narrateur revient à Paris après la Première Guerre mondiale, se tient là, dans notre époque, où il y a des téléphones, des taxis et des avions, et revient sur le monde qui, jusqu'alors, avait été le sien et celui de ses lecteurs. May avait derrière elle la même profondeur temporelle. Elle avait connu une antique société agricole, mais se tenait dans le chaos vital des nouvelles villes d'Amérique. Elle est morte en 1929, l'année du krach boursier. Elle avait donc été une criminelle célèbre à l'époque des jupes longues et des grands chapeaux, mais elle était aussi une contemporaine de ma mère. Prix Femina Etranger 2006 Née en Irlande dans les années 1940, Nuala O’Faolain a précédemment écrit On s’est déjà vu quelque part ? (2002), Chimères (2004) et J’y suis presque (2005), publiés en France chez le même éditeur.
Où ? La Marge
Prix 5,50€
Etat Très bon
Réf interne 10931