| Résumé |
Jo a vu sa mère partir quand elle avait trois ans. Elle a été élevée en Suisse par son père, auteur et petit éditeur le jour, chauffeur-livreur la nuit.À dix-huit ans, son bac en poche, elle rejoint en Italie sa mère, qui a refait sa vie avec un peintre. Celui-ci se tue en voiture peu après, si bien que, loin de trouver l'appui dont elle a besoin, Jo aide au contraire sa mère à surmonter une grave dépression.Ce mauvais cap franchi, la mère est de plus en plus souvent absente, et Jo traîne dans la petite ville voisine, en pleine rénovation. Aux angoisses de l'enfance succèdent les problèmes d'une jeunesse confrontée au sida, à la drogue, aux rave-parties - et à la solitude.Revenant alors brièvement auprès d'un père lui aussi remarié, Jo s'en détourne bientôt et semble enfin trouver le chemin d'une assurance adulte.Ce petit roman de formation traite de la relation mère-fille, mais plus encore c'est un réquisitoire de la génération «techno» contre celle des parents soixante-huitards.Ces thèmes, mais aussi la froideur du ton, l'acuité des images, la rigueur d'un style simple et très précisément travaillé ont déjà valu à ce premier livre d'un auteur de vingt-trois ans un succès retentissant et plusieurs prix littéraires. 138pages. in8. Broché. Elle est craquante la petite Jenny posant pour la couverture de son premier roman La Chambre des pollens. Moue boudeuse et regard fixe, alors même qu'on nous annonce en quatrième de couverture que la jeune écrivain a reçu plusieurs prix littéraires en Allemagne. Mais à franchement parler, on ne ccmprend pas toujours où veut en venir Jenny Zoë. Son personnage traîne avec une bande loufoque, sa "chambre des pollens" est remplie d'êtres en quête d'eux-mêmes mais pour l'heure en fuite, affublés de lunettes de soleil, la plupart du temps défoncés à l'ecstasy, les yeux fixés vers le ciel et les pieds pas tout à fait sur terre. Dans une rave, elle se décrit elle-même ccmme étant devenue "un grand corps-machine, qui tremble et qui se cabre, et qui produit un bruit hystérique pour ccmbattre le silence terrible qui règne dans sa tête". Pour décrire ce chaos, l'écriture de Jenny Zoë reste pourtant calme et d'une remarquable sobriété? et possède le mérite indéniable de nous révéler à quoi rêvent les jeunes allemandes d'aujourd'hui ! -Denis Gombert Une mère enfuie, un père absent : l'histoire d'une petite fille qui a surtout appris à ne pas déranger les grandes personnes ... Comme tout texte qui tient le lecteur par l'écriture, et pas seulement par une intrigue ou des émotions, "la Chambre des pollens" est facile à citer. N'importe quelle phrase est une métonymie du roman tout entier. |