| Résumé |
Réédition de l'épopée libertaire parue chez Calmann-Lévy en 1952. Un chef-d'oeuvre. LIBÉRATEUR « Cet Allons z'enfants... à la liaison ironique, long défilé de garçons en uniforme sacrifiés au feu de la " drôle de guerre ", ce récit de l'abêtissement collectif, cette fable de la solitude, de la résistance, cette façon d'expliquer que tout est perdu, surtout l'honneur, et que l'amitié est le sourire de la mélancolie, s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires malgré les assauts de la censure dès sa sortie, en 1952. » (Michel Dalloni, préface) « Né en 1916 à quelques kilomètres des lieux de la bataille de Verdun, Yves Gibeau, fils d'adjudant de carrière élevé à la trique, enfant de troupe à l'École des Andelys, faisant la préparation d'officier à Saumur, puis maréchal des logis, on aurait pu le croire promis à une carrière militaire : il devint au contraire un antimilitariste viscéral, un insoumis dans l'âme, dont les convictions pacifistes résonneront dans toute son oeuvre. Le vieux réfractaire s'est éteint en 1994.(Antoine de Gaudemar, Libération) « S'arroger le droit de gouverner ses semblables, de détruire en eux toute dignité, tout amour-propre, toute décence, toute délicatesse, toute notion d'individualité, de tact, d'élégance morale, chercher à les avilir, à les domestiquer coûte que coûte, en matant, de la bonne manière, leurs tentatives de révolte, c'est témoigner une impudence, une prétention sans borne, se croire élu sur terre et concurrent du prétendu maître, renier tout progrès, toute civilisation, s'identifier, mais avec moins de courage et plus d'hypocrisie, à la race des seigneurs pour qui les serfs et les valets étaient censés ne posséder ni âme, ni cour, ni cerveau. » |