| Résumé |
Leo Spivak est un mauvais juif, de même que Schifman, Rosenthal et Suskind. Ils boivent, ils fument, et parfois trompent leurs femmes. C'est triste à dire, mais il faut bien l'avouer : ils se comportent souvent comme des goys. Les nouvelles de Gerald Shapiro dressent un portrait irrésistible et détonant de la condition humaine. Les personnages des Mauvais Juifs errent à travers le paysage moral de leur vie et vont en aveugle d'une terre promise à l'autre. La plupart du temps, ils connaissent la rédemption aussi bien que le désastre. Une rédemption qui survient au moment où l'on s'y attend le moins et en provenance de la source la plus improblable : un vol de pigeons voyageurs, la douleur profondément satisfaisante d'un nez cassé, la douce caresse d'une femme au soir de sa vie. Descendants de la génération de la Shoah qui cherchent à ébaucher une nouvelle philosophie de l'existence, Les Mauvais Juifs de Gerald Shapiro boivent, fument, trompent leur femme et se conduisent comme des goys. Dans la pure tradition d'une littérature américaine à la Saul Bellow, Philip Roth ou encore Bernard Malamud, ces nouvelles dressent un portrait irrésistible et détonant de la condition humaine. "Leo, Leo, pourquoi es-tu un schmock pareil ? " Avec ses "mauvais juifs" qui n'ont ni l'esprit communautaire, ni l'esprit de famille, ces presque-goys qui ne mettent jamais les pieds dans une synagogue et qui ne perdent aucune occasion de débauche, Gerald Shapiro offre une comédie humaine irrésistibleet inspirée. |