| Résumé |
À la recherche d'une manière d'habiter ce monde, le narrateur de Camps volants, tel un héros de roman picaresque, en s'attachant à des personnes de rencontre qui l'introduisent et lui servent de guide, traverse différents milieux : cirque, familles manouches, qui ont en commun de partager un mode de vie non sédentaire. Dans un paysage de banlieue où les constructions d'immeubles ou de routes finissent de conquérir ce qui peut rester de la campagne, au sein d'une société qui entend contrôler le déplacement de ses sujets, demeurer fidèle à une tradition nomade relève de la gageure. Ce qui intéresse le narrateur chez les étranges personnalités qu'il croise, c'est, par-delà leur résistance à la norme, la quête d'une règle de vie. Jamais je n'habiterai une maison ! jure Lamiel, déterminée, qui mord hardiment au cœur d'une des cinq pommes, sitôt relancée, avec lesquelles elle jongle, cueillies dans le verger. |