| Résumé |
L’un peint la beauté, les doigts trempés dans les gouaches ; l’autre la cultive, les mains plongées dans la terre. L’un est le patron, l’autre l’employé. Après le travail, ils parlent. Entre les salades qui montent et les « belles fesses » des citrouilles, le peintre et le jardinier se rencontrent, se trouvent. Un dialogue inattendu, moqueur et franc, empreint de simplicité et de tendresse, de gravité parfois, de profondeur toujours. Né en 1929, Henri Cueco est peintre, écrivain et membre des « Papous dans la tête » sur France Culture. Il a publié de nombreux ouvrages, dont Le Collectionneur de collections, disponible en Points. « Au fil des dialogues surgit une étrange poésie, celle des plantes qui poussent et puis qui meurent. Poésie des nuages qui passent dans le ciel comme le temps. » Le Soir Lui fait des dessins, l'autre l'entretient de tout et de rien. Lui c'est le peintre, l'autre le jardinier. Henri Cueco a su recréer toute la beauté d'un dialogue qui s'installe entre un artiste du monde et un homme de la campagne. Tous deux discutent de la pluie et du beau temps, en toute simplicité. Le peintre a son vocabulaire, le jardinier a le sien. Mais pas besoin de grands mots pour passer à l'essentiel : la mer un dimanche après-midi, les bébés qui viennent au monde dans les choux, la blancheur des salades, les courgettes aux dix doigts, et bien sûr, les femmes, la révolution, le ciel et la mort. En somme, tout ce qui donne sa consistance à la vie. |