| Résumé |
A 11 ans, Papa est le souffre-douleur de son collège, il se fait frapper et humilier dans l'indifférence générale. Avec ses lunettes épaisses et son livre sur les étoiles sous le bras, il détonne : alors que ses camarades rêvent de Nike et de Playstation, il rêve de galaxies, de supernovae et de vaisseaux spaciaux qu'il dessine avec passion dans son carnet. Un soir de décembre, la bande de petites frappes qui le martyrise l'agresse une fois de plus. Mais cette fois, pour s'enfuir, il pousse l'un d'eux qui heurte violemment une voiture. Papa, persuadé de l'avoir tué, s'enfuit dans la nuit. Planète vide nous décrit la fugue de Papa, au cours de laquelle il va découvrir Paris pour le meilleur et pour le pire. Il marche sans cesse et parcourt différents quartiers (la Défense, les quais de Seine, Notre-Dame, Pigalle) où il croise des racailles qui lui rappellent sa banlieue, des clochards plus ou moins perchés, des personnes plus ou moins bien intentionnées, des prostituées au grand coeur, des squatteurs qui lui font prendre conscience de ses talents de dessinateur. La police le retrouvera là, dans ce squat d'artistes à l'issue d'une soirée punk particulièrement arrosée. "Patrice Gbemba, dit Papa, était né sur Terre, mais il s'y sentait étranger. Au ciel bleu pollué de la ville, il préférait les étoiles. Aux voitures, il préférait les fusées. Aux hommes enfin, qu'il appelait les autres, il préférait les bêtes. Depuis tout enfant, timide, il avait souffert des groupes. Il en avait tant souffert, même, qu'il se sentait maudit. Papa ne croyait pourtant pas aux malédictions. Il ne croyait pas au destin. Il ne pouvait se douter qu'un jour prochain, il tuerait." |