| Résumé |
Brutal, cynique, misanthrope, voire fascisant : les qualificatifs les plus extrêmes se sont abattus sur ces Douze Salopards lors de sa sortie. Et il est vrai que son propos est dune noirceur rare, mais parfaitement réaliste : une guerre ne peut être gagnée que par des assassins ou des criminels
Lanti-Spielberg, en somme ! Fidèle à sa réputation d'anticonformiste, Robert Aldrich – Vera Cruz, En quatrième vitesse, Quest-il arrivé à Baby Jane ? – livre un formidable film de guerre, dénué de tout héroïsme de pacotille et doté dun casting de trognes légendaires : Lee Marvin, Ernest Borgnine, Telly Savalas, John Cassavetes, Charles Bronson, Robert Ryan, Donald Sutherland, Jim Brown. À mi-chemin de la rage dun Fuller et de liconoclasme dun Peckinpah, lénergie dAldrich rappelle ici plus dune fois lunivers amoral et jouissif de Tarantino, dont cest lun des films cultes. --Sylvain Lefort Douze criminels endurcis sont enrôlés par l’armée pour infiltrer un repaire de nazis… Aussi solide que sa distribution (Lee Marvin, Ernest Borgnine, Charles Bronson, Telly Savalas, Robert Ryan, Donald Sutherland, John Cassavetes etc.), ce film de guerre brutal et ambigu signé Robert Aldrich en 1967 reste un chef-d’œuvre du genre, nominé quatre fois aux Oscars. |