| Résumé |
En Avril 1940, à la ferme de la Belle maria en Côte d'Or, le père Ernest, fermier, attend désespérément le retour de son fils, parti au front. En l'absence de celui-ci, François, réformé domestique de culture - c'est-à-dire garçon de ferme - fait tourner l'exploitation avec l'aide du Vieux Vatican et de la jolie Sidonie. En mai, les combats atteignent Dijon. Aux convois de réfugiés succèdent les Allemands, bien décidés à occuper le pays, le village, la ferme. Mais les saisons et les travaux des champs rythment immuablement le cours des évènements. Henri Vincenot est âgé d'une trentaine d'années lorsque, en 1941, il écrit Du côté des Bordes, chronique douce amère d'un village de Bourgogne. Douce, parce que l'imprègne le parfum de cette terre d'Auxois, entre Morvan et Côte des vins, où plongent ses racines : amère, parce que les hommes, en ces temps troublés, s'ils sont capables du meilleur sont souvent attirés par le pire. Dans ce tableau féroce, mais plein d'humour, des comportements humains. Vincenot fait preuve d'une tendresse lucide pour dépeindre la société rurale de l'époque et les contradictions nées de cette drôle de " guerre ". En matière de roman paysan, on n'a jamais fait mieux que Vincenot. Cet inédit de 1941 fait entendre déjà le ton inimitable du futur auteur de "La billebaude". A la fois naturaliste et un brin sarcastique, il donne la parole à un ouvrier agricole confronté à la Débâcle ... Et la France apparaît telle qu'elle fut au début de l'Occupation : guère ragoûtante, pas du tout résistante, mais humaine. R320111407. DU COTE DES BORDES. 1998. In-8. Broché. Bon état, Couv. légèrement pliée, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 213 pages.. . . . Classification Dewey : 840-Littératures des langues romanes. Littérature française |