| Résumé |
Dernier volet d’une trilogie entamée avec « Le Salon de musique d’Alep », ce double album, richement documenté (on compte quarante pages de textes et de photos), évoque la mémoire d’un prince syrien du XIIe siècle, Ousâma Ibn Moundiqh. Ce thème donne l’occasion à Julien Jalâl Eddine Weiss et son ensemble Al Kindi de restituer le plus fidèlement possible une musique vieille de presque mille ans. Ce travail savant et scientifique laisse de l’espace à de nombreuses improvisations instrumentales. A l’inverse de ce que le titre pourrait laisser supposer, ce monde qui ne concède rien aux effets clinquants ne reflète pas les affaires de la guerre mais celles du sentiment amoureux. Traduites pour la première fois, les poésies d’Ousâma témoignent d’un romantisme aussi raffiné qu’inattendu. |