| Résumé |
En 1860, un carrossier enrichi décide de fêter sa retraite et la fin des études de sa fille Henriette par un voyage en chemin de fer qui le conduira en Suisse avec sa famille. Mais deux jeunes gens le suivent qui, l'un et l'autre épris d'Henriette, vont s'attacher, dans une lutte loyale et amicale, à obtenir la main de celle-ci. Le Voyage de monsieur Perrichon doit sans doute au vaudeville toute la vivacité de son intrigue et la légèreté de son écriture. Mais c'est aussi une comédie de caractère qui n'oublie pas Molière, un portrait-charge de la vanité bourgeoise en ces années du Second Empire où triomphe l'argent et où s'affiche la prospérité. « Je trouve monsieur engraissé », dira le domestique à son maître : « On voit qu'il a fait un bon voyage. » Edition de Yannic Mancel Des deux prétendants à la main de sa fille, monsieur Perrichon va prendre en grippe Armand, qui a eu la naïveté de lui sauver la vie, et s'enticher de Daniel qui a eu l'habileté d'inverser les rôles et de se laisser sauver par lui. La reconnaissance est, en effet, un fardeau trop lourd à porter... Labiche serait-il le premier à l'avoir découvert ? Peu importe. Il a si brillamment, si justement, si drôlement donné corps - celui de monsieur Perrichon - à cette idée, qu'elle restera à jamais liée pour nos à son bonhomme de carrossier. " Vous me devez tout, tout ! Je ne l'oublierai jamais ! " Nous non plus. |