| Résumé |
Côté cour, Sémion Ivanovitch Nevzorov partage son existence entre de vagues rêveries de midinette et quelques polissonneries avec sa maîtresse Knopka. Côté rue, la monotonie des semaines de bureau n'est guère rompue qu'à l'occasion des heures passées au cabaret du Pôle Nord. Ses camarades de beuverie n'accordent donc guère crédit aux propos d'une voyante qui prédit à notre homme un destin rempli d'aventures variées. C'est alors que la guerre puis la révolution russe se chargent de réaliser au-delà de toute espérance les prophéties de la Tzigane. « On s'engagea dans un gouffre, on versa les quatre roues en l'air »... Alexeï Tolstoï place dès lors son talent multiforme au service du plus échevelé des romans-feuilletons, et la vie de Nevzorov se confond bientôt avec une suite déchaînée de péripéties qui le mènent de Saint-Pétersbourg à Istanbul en passant par Odessa. " À nouveau, Semion Ivanovitch hésita. Mais elle préleva un peu de poudre avec le cure-dents, approcha celui-ci de sa narine, et aspira avec délectation. Elle renouvela son geste et aspira par l'autre narine. Elle poussa un profond soupir de soulagement et se renversa en arrière, ferma les yeux : " À votre tour, comte ". " Écrit en 1924 par un auteur surdoué qui deviendra un cacique du régime, Ibycus est un roman-feuilleton échevelé, fulgurant, éblouissant. " Attention, coup de foudre, jubilation, curiosité dévorante. " Michel Polac |