| Résumé |
1927 : à peine arrivé à Churchill, petite ville de l'État du Manitoba, Peter Duvett, assistant du photographe Vienna Linn est loin de se douter que sa vie est sur le point de basculer. Il rencontre la femme de Linn le soir même de leur mariage et tombe sous le charme de la brillante et superbe Kala Murie. Il apprend aussi que Vienna Linn fomente d'horribles accidents dans tout le Canada pour alimenter la collection privée de Radin Heur - ces deux-là formant un macabre duo d'art et de violence. Peter est de plus en plus attiré par Kala et, à contre-cœur, il en arrive à partager son obsession de la " photographie spirite ", photographies dans lesquelles les visages d'êtres disparus ou oubliés depuis longtemps apparaissent de façon mystérieuse - car il voit des scènes de plus en plus terrifiantes prendre vie dans la chambre noire. L'Obsession de L. est une fable glaçante sur l'aveuglement moral et l'ambition artistique, par un écrivain à la " vision tragique complexe " (Richard Bernstein, New York Times). L’art, la mort, la reproduction photographique du réel, le mensonge technique lié à cette reproduction et finalement la question de la vanité humaine, tels sont les ingrédients assez relevés de L’Obsession de L., roman noir crépusculaire signé Howard Norman, un quinquagénaire du nord des États-Unis. Explications : dans les années 20, au Canada, un couple d’artistes photographes « spirites » prétendent saisir sur leurs clichés l’âme de personnes mortes dans des accidents violents. Seul problème, cette capture matérielle de l’esprit des défunts résulte d’accidents volontairement provoqués… Un jour, un assistant photographe entame une liaison amoureuse avec la compagne de l’artiste assassin et en vient tout naturellement à apprendre la macabre mise en scène. Un roman classique dans sa forme et sombre dans son propos, qu’on lira sur un mode aussi inquiet que capiteux. Un roman très sombre, aux accents fantastiques, sur la mort à l’œuvre dans certains types de photographies… |