| Résumé |
Au début du siècle dernier, le mento amalgamait tous les styles musicaux qui faisaient bruisser les Caraïbes. Stanley Beckford, né en février 1942, est l’un de ses derniers ambassadeurs. Après avoir sévi au sein de Soul Syndicate à la fin des années 60, il occupe un emploi de gardien de nuit : là, il chante et joue de la guitare pour les étoiles et développe un style inimitable, à la fois festif et caustique (l’arrestation d’un voyou lui inspire son premier tube, Wanted Man). Vers le milieu des années 70, lorsque se développe le reggae, Beckford et ses comptines grivoises trouvent asile dans les hôtels pour touristes de Kingston. Il continue d’enregistrer (une dizaine d’albums sont à mettre à son actif) et, au cours des années 80, Stanley se payera même le luxe de rafler quelques prix de la chanson jamaïcaine. « Plays Mento » a été mis en boîte avec le Blue Gaze Mento Band, gardiens d’une flamme musicale récemment ravivée, qui l’accompagnent régulièrement. L’album regroupe quelques compositions récentes et d’autres, plus anciennes, comme ce Soldering à forte connotation sexuelle, interdit d’antenne en son temps. Mythe vivant en Jamaïque et ambassadeur du mento, sa voix atypique fait de lui l'un des chanteurs les plus respectés des Caraïbes. Après avoir travaillé avec Anthony B et tourné dans de nombreux pays, il enregistre aux célèbres studios Tuff Gong. Cet album mêle standards mento, ses propres compositions et des "mentoisations" de classiques reggae, le mento étant la matrice de tous les courants de musique jamaïcaine. |