| Résumé |
Leur mère a déposé Ruth et Lucille chez une grand-mère juste avant de mettre fin à ses jours. Les deux petites ont ensuite été confiées à leur tante Sylvie, une femme qui tenait à sa liberté. Pour s'occuper de ses nièces, elle est venue s'installer dans ce trou invraisemblable, Fingerbone, petite ville coincée entre un vaste lac glacial et les montagnes du Far West, où un grand-père épris d'aventure a construit une maison puis trouvé la mort dans une catastrophe ferroviaire dont le souvenir hante encore toute la communauté. Là, la nature semble imposer sa loi aux hommes, et les hommes s'imposer des règles les uns aux autres. Ainsi les femmes doivent-elles veiller à bien tenir leur maison, et à se conduire comme il faut. Mais Sylvie n'a pas ce genre de docilité, et c'est en dehors des sentiers battus qu'elle entend élever ses nièces. Fable poétique à la prose fulgurante et sereine, La Maison de Noé accorde le rythme mystérieux des saisons à la maturation des âmes, composant une profonde réflexion sur l'appartenance et la transmission, la peur de l'abandon et les affinités électives. Dans une petite ville du Far West naguère éprouvée par une tragédie ferroviaire dont le souvenir obsède tous les habitants, Ruth et Lucille, hantées par le sentiment d'une précarité universelle, grandissent puis survivent dans leur maison de famille cernée de paysages mutants en convoquant les rituels du quotidien pour tenir à distance les dangereux mystères d'une nature omniprésente et prédatrice. |