| Résumé |
Si l'on sait que les mathématiques sont partout dans notre environnement, rien n'est plus amusant que de le constater avec Denis Guedj dans ses "Chroniques mathématiciennes". Pendant 3 ans (de 1994 à 1997), pour le journal Libération, il décortiqua notre monde à coups d'ellipses, d'ensembles et d'équivalences. L'actualité vue par Denis Guedj donne alors ce type de décalage : l'adoption du projet pour la construction du Stade de France devient un combat entre l'ellipse et le rectangle, qui finalement, ne sont mathématiquement pas très éloignés. La destruction des grands ensembles de la banlieue parisienne lui permet de délirer sur les ensembles mathématiques où les éléments – ou humains – qui y habitent sont bien à côté mais ne sont pas nécessairement ensembles. Au passage, l'architecte, le promoteur ou le "député de la circonscription" en prennent pour leur grade puisqu'ils n'appartiennent pas à ces grands ensembles. Caustiques, amusantes et enrichissantes, ces chroniques fantaisistes nous décrivent le monde à travers le prisme des concepts, théorèmes et démonstrations mathématiques. En toute liberté, juste pour le plaisir du verbe mathématique. --Mona Moalic Ironiques, mordantes, décapantes... politiques ! Les chroniques mathématiciennes ont fait le bonheur des lecteurs de Libération deux années durant. Rassemblées ici et accompagnées de quelques inédits, elles continuent de séduire par les connexions insoupçonnées qu'elles tissent entre mathématiques et actualité. Dans ces pages, il ne s'agit pas de mathématiques appliquées mais de mathématiques impliquées, humour et langage inventif font beau mariage avec la science et les mathématiques riment avec critique politique. |