| Résumé |
Sommes-nous en dictature ? Non. En démocratie ? Pas davantage. Les puissances d'argent ont conquis une influence démesurée, les grands médias sont contrôlés par les capitalistes, les lobbies décident des lois en coulisses, les libertés sont jour après jour entamées. Nous glissons en fait vers un régime oligarchique : la domination d'une petite classe de puissants qui imposent leurs décisions à l'ensemble des citoyens. Aujourd'hui, ce régime ne vise qu'à maintenir les privilèges des riches au mépris des urgences sociales et écologiques. Pour répondre aux défis du XXI siècle, il faut sortir de l'oligarchie et réinventer une démocratie vivante. Car la crise écologique rebat les cartes : l'Occident doit apprendre à partager le monde avec les autres habitants de la planète. Si nous échouons à aller vers la Cité mondiale, guidés par le souci de l'équilibre écologique, les oligarques nous entraîneront dans la violence de l'autoritarisme. Au terme de ce récit documenté et très vivant, le lecteur ne verra plus la politique de la même façon. Après Comment les riches détruisent la planète et Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, Hervé Kempf achève sa trilogie par un essai dénonçant le pouvoir des riches, ou plutôt des très riches qui se sont emparés des rouages de la démocratie. Nous croyons encore vivre dans un régime démocratique, mais nous n'en expérimentons en réalité qu'un simulacre : nous sommes conviés aux urnes, mais nous ne sommes plus souverains. Aujourd'hui les "oligarques", financiers, lobbies, industriels, hantent les instances de décision, quand ils n'en font pas ouvertement partie. Ils tiennent les médias, instrument privilégié pour abrutir les citoyens et les maintenir dans leur passivité. Appuyée sur de nombreux exemples empruntés à toutes les démocraties de par le monde, l'argumentation d'Hervé Kempf est implacable et appelle à un sursaut : et si la vertu redevenait une valeur politique ? |