‹ Retour

Nanotikal

Titre Nanotikal
Auteur Marcus Hammerschmitt
Editeur Atalante
Année 2006
Format broché
ISBN 9782841723164
Rubrique Livres en français / Littérature & fiction / Science-fiction et Fantasy / L'Atalante Éditions
Résumé Une civilisation est une erreur avec laquelle un certain nombre de gens ont appris à vivre. 2136. Les Mayas, maîtres des nanotechnologies, dominent l'Espagne. Sur les ruines de Compostelle se dresse la puissante cité-État de Nanotikal. En ce monde fondé sur un ironique retournement de l'histoire, voici deux hommes, miroirs involontaires l'un de l'autre, happés dans un engrenage de complots parallèles. L'un, Yaqui, est un ahaw de haut rang, censeur suprême de Nanotikal; l'autre, Enrique, appartient à la résistance espagnole contre l'occupant. Quelles armes terribles fourbit-on en secret ? Pour quelle mission derrière sa mission a-t-on désigné Enrique ? Et quel jeu joue le Vatican, qui vient d'exhumer de ses caves un codex maya inconnu ? Une course-poursuite s'engage dans ce siècle à venir terrifiant. Marcus Hammerschmitt, né en 1967 à Sarrebruck, s'est installé voici vingt ans à Tiïbingen. Philosophe, germaniste, il est l'auteur d'une thèse sur Adorno et écrivain professionnel depuis 1994. De la poésie à l'essai en passant par le scénario et bien entendu la nouvelle et le roman, son oeuvre, profondément originale, exigeante et éclectique, relève aussi bien de la S.-F. que de la littérature générale. L'érudition historique et l'approche «sociale-critique» tout en finesse de Hammerschmitt confirment que la S.-F. de langue allemande atteint désormais un niveau de maturité comparable, voire supérieur, à celui de ses pendants européens. Seules deux nouvelles de Hammerschmitt ont été publiées à ce jour en France : "Carnassiers" (in Eros Millenium, J'ai lu "Millénaires", 2001) et "À la centrale" (in Utopiae 2004, L'Atalante, 2004). Extrait du livre : 3 juin 2136 13.6.5.4.18 s Etznab I Xul Dieu de la nuit 8 Chaque fois qu'il voyait cela, Enrique manquait perdre courage. Les trois douzaines de voyous qui s'étaient rassemblés dans le vieux vignoble ne faisaient pas franchement l'effet de révolutionnaires qui allaient changer le monde. On n'aurait pas dit les soldats d'une armée de libération, mais plutôt des maraudeurs de la pire espèce. Plusieurs d'entre eux n'avaient pas de chaussures aux pieds. Certains étaient manifestement trop jeunes ou au contraire trop vieux. Et, à en juger par leurs têtes, certains n'étaient pas franchement convaincus d'avoir envie d'être là. Beaucoup de companeros avaient dessiné une croix sur la crosse de leur fusil. Ils croyaient qu'une arme frappée de ce signe atteignait mieux sa cible, s'enrayait moins souvent et faisait peur aux païens. Mais, croix ou non, les Mayas - Enrique le savait bien - se moquaient complètement des armes des rebelles car elles étaient vétustés. La petite table à laquelle étaient assis les trois officiers de la brigade n'aurait pas choqué sur un terrain de camping. Dans l'entrepôt où ils se trouvaient, ça sentait la poussière, la fiente de pigeon et les restes acides de raisin pressé. Les citernes dans lesquelles on avait conservé l'infâme piquette avant la faillite du domaine viticole luisaient étrangement dans le fond du hangar, sans aucune trace de rouille. Il y avait des mouches partout.
Où ? Stockage
Prix 4,50€
Etat Bon
Réf interne 6323